Pourquoi l’Institut du Savon

Pourquoi l’Institut du Savon ?

Partant des postulats que les savons sont des produits d’avenir et qu’ils doivent être adaptés pour répondre notamment à leur usage contemporain, j’ai imaginé un centre dédié à la Recherche et à la promotion des savons.

Pour mener des recherches et des actions de communication, et donc disposer de moyens, il est nécessaire de s’organiser autour d’une structure coopérative intégrant des entreprises, des universitaires et des institutions.

Or, le tissu industriel français de la savonnerie est un secteur étroit de l’industrie des cosmétiques, de manière générale peu tournée vers l’innovation.

Les principaux efforts de Recherche, d’innovation et les stratégies de différentiation dans le domaine des savons sont essentiellement le fruit de petites unités, pour la plupart artisanales, difficiles à recenser et à structurer.

J’ai donc décidé dans un premier temps de créer sous ce nom et à travers ce blog un centre de ressources et d’échanges.

En espérant qu’en apprenant à nous connaître, nous arriverons un jour à faire entendre nos spécificités et nos attentes.

A tous les passionné(e)s, bonnes discussions !!!

Laurent BOUSQUET

Qui suis-je ?

Diplômé en Chimie (Maîtrise de Sciences et Technique « Chimie Fine » à Marseille) et en gestion d’entreprise (DESS CAAE à l’IAE d’Aix-en-Provence), je commence va vie professionnelle dans une savonnerie marseillaise au passé prestigieux avec pour mission principale le développement de nouveaux produits, le marketing et la communication.

Quelques années plus tard, j’intègre une nouvelle savonnerie (toujours marseillaise) avec pour principale mission la gestion du site industriel (personnel, fabrication, maintenance, qualité) et notamment une réorganisation des process en conformité aux nouvelles réglementations.

Parallèlement, je participe à la création de Cosmed dont je suis membre du Conseil d’Administration.

Je crée ensuite en 2005 : ADEPRO, une société de conseil indépendante, pour apporter aux PME et TPE des conseils scientifiques, techniques et réglementaires dans le domaine des produits cosmétiques et les accompagner pour développer leurs produits : Recherche, formulation, fabrication, conformité aux réglementations, étiquetage, …

Mon expertise en savons m’a permis de développer des modules de formation et d’accompagnement dédiés aux spécificités de cette activité.

30 réflexions au sujet de « Pourquoi l’Institut du Savon »

  1. Bonjour,

    Est-ce qu’il est possible pour vous de valider également la formule d’un shampoing solide ? Ou vous ne le faites que pour les savons ?

    Je vous remercie d’avance

    Amandine

    1. Bonjour,

      Nous validons tous les produits cosmétiques naturels.

      Attention, nous validons les shampoings solides avec tensioactifs de synthèse sous certaines conditions :
      – Maximum 40% de SCI ou de SCS
      – Maximum 10% de SLMI
      – Pas de mélanges de tensioactifs (hormis avec Decyl ou Coco Glucoside ou tensioactif d’origine naturelle comme reetha – noix de lavage – shikakai)
      – Si présence d’eau : réalisation de tests microbiologiques : mesure de l’a/w dans un premier temps et si la mesure est correcte : flore totale et recherche de pathogènes.

      Remarque : si votre shampoing contient entre 35 et 40% de SCI, 5% minimum de glycérine et moins de 10% de phase aqueuse (eau, hydrolat, infusion, …), nous ne vous demanderons pas de mesure de l’a/w.

      Laurent

    1. Bonjour,
      Par ce que le SLMI n’était pas fait au départ pour être utilisé pur sur la peau et que les fournisseurs n’ont pas fait d’étude d’innocuité au-delà de 10% dans un produit cosmétique.
      Cela ne veut pas dire qu’il présente un risque au-delà de 10%.
      Cela veut dire que la sécurité ne peut être garantie au-delà de 10%, principe de précaution.
      Laurent

  2. Bonjour, je souhaite acheter des beurres et des huiles végétales en Afrique et les revendre au poids et au litre. Je réside à l’île de La Réunion. Quels documents doit me fournir mon fournisseur africain pour que je puisse revendre . Merci.

    1. Bonjour,
      Pour les huiles alimentaires, la fiche technique suffira.
      Sinon, il faudra aussi une fiche de données de sécurité.
      La conformité des différents lots devra être contrôlée.
      Laurent

  3. Bonjour, faut-il une validation pour chaque recette de savon ou bien y-a-t-il une possibilité de prix groupé pour plusieurs recettes ? Une même recette peut-elle être validée dans plusieurs parfums, coloris ?
    La validation a-t-elle une date de péremption ?
    Doit-on décrire le process en plus de la liste des ingrédients ?

    1. Bonjour,
      De manière générale, il faut une validation pour chaque recette mais il est possible d’obtenir des tarifs spéciaux ou une remise si les recettes sont simples ou si les variations sont minimes.
      Il n’est pas possible de valider une recette avec des parfums qui changent. C’est sur les parfums ou HE qu’il y a beaucoup de travail.
      C’est possible quand il s’agit des coloris.
      Chez Adepro, compte tenu de notre outil informatique, nous préférons faire autant de rapports qu’il y a de recettes et proposer un tarif remisé plutôt que de produire un rapport complexe et donc plus cher pour prendre en compte les différentes variations.
      La validation est valable tant qu’il n’y a pas de changements réglementaires ou dans la formule.
      C’est donc très variable selon les recettes : un recette contenant plusieurs HE par exemple a plus de risque qu’une recette sans HE qu’aucune évolution réglementaire ne viendra impacter.
      Il faut toujours décrire le process (=procédure de fabrication dans les BPF) mais l’évaluateur de la sécurité n’en a pas besoin à priori.
      Laurent

  4. Bonjour,
    Pour revenir à la question un peu plus haut concernant la validation des shampoings solides (si + de 10% d’eau, tests microbiologiques : mesure de l’a/w dans un premier temps et si la mesure est correcte : flore totale et recherche de pathogènes). Une preuve de la potabilité de l’eau ne suffit-elle pas ? tout comme pour les savons ?
    Merci

    1. Bonjour,
      Un savon, même s’il contient de l’eau ne présente pas de risque de développement microbiologique contrairement aux shampoings solides.
      Le fait que l’eau soit potable n’empêche pas le développement des micro-organismes.
      Laurent

  5. Merci pour votre réponse, j’essaie de comprendre pourquoi. Le tension actif n’a t-il pas la même fonction que la soude ? C’est à dire, nettoyer et donc empêcher le développement microbien ? Ou est ce parce qu’en dessous de 35% de tension actif, il n’y en a pas assez pour empêcher ce développement microbien si plus de 10% d’eau ?
    La glycérine empêche t-elle le développement microbien également ?
    Merci

    1. Bonjour,
      Nettoyer n’est pas empêcher le développement microbien.
      Nettoyer, c’est éliminer les salissures.
      La glycérine piège l’eau et la rend donc moins disponible pour les micro-organismes.
      Laurent

  6. Bonjour j’aimerais bien avoir votre aidez. Chez moi au Tchad on utilise le beurre de vache sur les cheveux et sur le corps et on le consommer aussi.
    Brefs j’aimerais bien le commercial ici en France comme un produit cosmétique capillaires, j’achète souvent a la grande surface et je conditionné.
    Comme c’est un produit naturel est ce que je suis obligé de faire valider par un toxicologue avant de mettre au marche ?
    Si ou! Ou le faites ?
    Je le prends brute et je fais évaporé l’eau avant de le reconditionné.

    1. Bonjour,
      Tous les produits cosmétiques, quels qu’ils soient, doivent être conformes à la règlementation et donc être validés par un toxicologue.
      Pour valider du beurre, il faudrait effectivement faire évaporer l’eau.
      S’il n’y a plus d’eau et que la mesure de l’aw est conforme, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher la validation.
      Laurent

  7. « Attention, nous validons les shampoings solides avec tensioactifs de synthèse sous certaines conditions :
    – Maximum 40% de SCI ou de SCS
    – Maximum 10% de SLMI
    – Pas de mélanges de tensioactifs (hormis avec Decyl ou Coco Glucoside ou tensioactif d’origine naturelle comme reetha – noix de lavage – shikakai)
    – Si présence d’eau : réalisation de tests microbiologiques : mesure de l’a/w dans un premier temps et si la mesure est correcte : flore totale et recherche de pathogènes. »

    j’aurais quelques questions sur ce que vous avez écrit :
    -est ce que le % decyl ou coco glucoside doit être inclus dans les 40% de SCI/SCS ?
    -peut -on remplacer decyl/coco glucoside par un autre TA 100% biosourcé?
    -pour la mesure de l’a/w, le vinaigre de cidre ou d’alcool sont-ils considérés comme ingrédients aqueux/eau?

    Merci pour vos réponses,
    Elisabeth

    1. Bonjour,
      Voici les réponses à vos questions :
      -est ce que le % decyl ou coco glucoside doit être inclus dans les 40% de SCI/SCS ?
      Non
      -peut -on remplacer decyl/coco glucoside par un autre TA 100% biosourcé?
      Non (d’ailleurs 100% biossourcé, aucun TA présent sur le marché ne répond à cette définition. Le decyl/coco glucoside est autorisé en bio mais il y a 0% de bio !)
      -pour la mesure de l’a/w, le vinaigre de cidre ou d’alcool sont-ils considérés comme ingrédients aqueux/eau?
      Oui, il s’agit d’eau au sens chimique
      Laurent

  8. Bonjour,
    vous avez écrit : « si votre shampoing contient entre 35 et 40% de SCI, 5% minimum de glycérine et moins de 10% de phase aqueuse (eau, hydrolat, infusion, …), nous ne vous demanderons pas de mesure de l’a/w. »
    La glycérine n’est-elle pas considérée comme de l’aqueux? a-t-elle un pouvoir antibactérien s’il y en a 5% minimum? parle-t-on bien de % sur poids total du produit fini?
    Merci!

  9. Email reçu !

    Je voulais savoir j’ai pas encore de Siret .mon entreprise est encore en cours de création .mais j’ai vue sur les documents que vous m’avez envoyé , vous demander le numéro de Siret ? Comment faire ?
    J’attends de créé mon entreprise ou bien je peux déjà commencer les démarches pour le toxicologue ?

    Bien à vous

  10. Bonjour,
    Je reviens vers vous avec la question sur les shampoings solides.
    Peut-on utiliser Cocamidopropyl betaine en tant que TA secondaire ? Les informations varies.

    Je serais intéressée d’avoir la grille tarifaire de vos prestations.

    En vous remerciant, je vous souhaite une excellente journée.

    Cordialement,
    Olga

    1. Bonjour,
      Nous ne sommes pas spécialistes des tensioactifs de synthèse et en particulier de leur mélange qui peut provoquer des interactions.
      Je ne peux pas vous dire s’il peut-être utilisé comme TA secondaire.
      D’ailleurs, pour répondre à cette question, un spécialiste devra connaître les autres TA utilisés.
      De notre côté, nous n’acceptions pas les mélange de tensioactifs hormis avec des APG (Alkyl Poly Glucosides) de type Coco Glucoside.

      Je viens de vous envoyer un mail détaillé sur nos prestations.

      Laurent

  11. Bonjour
    Je voudrais faire du savon avec des paillettes de savon de Marseille achetés dans le commerce avec une recette qui existe déjà .
    Est-ce que je dois quand même le faire tester pour le commercialiser ?
    Merci pour votre réponse.

    1. Bonjour,
      Si vous achetez des paillettes de savon dans le commerce, vous risquez de ne pas arriver à obtenir la formule détaillée avec les pourcentages.
      Vous apportez une modification ou faites du conditionnement, ceci est assimilé à une activité de fabrication.
      Il vous faut donc respecter la règlementation des produits cosmétiques si la finalité du produit est à usage cosmétique.
      Si vous pensez que cette formule a déjà fait l’objet d’un DIP (car il n’est pas garanti que ces copeaux soient à usage cosmétique), vous pouvez tenter de le demander au fabricant mais il ne faudra dans ce cas apporter aucune modification au produit, seulement le reconditionner.
      Il restera toujours un problème concernant vos emballages puisque le DIP du fabricant ne prendra pas en compte votre emballage.
      Laurent

  12. Bonjour,
    Tout d’abord, un grand merci pour votre blog, votre patience et votre gentillesse pour répondre à toutes nos questions.
    Je n’ai pas trouvé de réponse à mes interrogations sur internet alors je me permets de vous contacter.
    1) La zone d’habillage (blouse, charlotte, chaussure…) doit-elle être à l’intérieur ou à l’extérieur de la savonnerie? Peut-on avoir une petite zone d’habillage à l’intérieur de la savonnerie, juste à l’entrée?
    2) Est-ce que la zone de contrôle des savons et la zone d’emballage des savons finis peuvent s’alterner sur une même table après avoir nettoyé cette dernière?
    3) Quel matériel conseillez vous pour nettoyer la savonnerie? Aspirateur? Serpillère? Nettoyage à la vapeur…?
    D’avance un grand merci pour vos réponses.
    Pourriez-vous s’il vous plaît m’envoyer votre grille tarifaire (DIP, BPF, étiquetage, ANSM…)?
    Cordialement,
    Virginie

    1. Bonjour,
      Je suis désolé mais je ne souhaite pas répondre aux questions concernant les BPF.
      Cela demanderait trop de temps et les réponses seraient inévitablement imprécises ou inadaptées à votre cas précis.
      Je vous envoie un mail détaillé pour le reste (DIP, étiquetage, CPNP, …)
      Laurent

  13. Bonjour,
    Je n’ai pas trouvé sur le blog de rubrique abordant ce sujet donc je pose ma question ici.
    L’indice de saponification des huiles. Il ne semble pas y avoir de consensus sur ceux-ci, dépendant ou l’on regarde et également selon les calculateurs que l’on utilise sur internet, la quantité de soude mise en oeuvre pour saponifier un corps gras n’est pas la même. Il y a parfois de grosse différence, par ex, j’ai pu trouver 0,183 et 0,194 pour l’huile de coco. Ce qui peut également changer la quantité de surgras du savon. Comment faire ? Il y a t-il des sources officielles « sûres » ? Quelles sont les indices que vous utilisez à l’institut du savon ? (si vous acceptez de les communiquer) Cela m’aiderait également à calculer mes recettes correctement lorsque je vous les envoi pour validation 😀 Merci, bonne journée. Aurélie

    1. Bonjour,
      Il ne peut pas y avoir de consensus puisque la nature est variable et les indices de saponification sont variables en fonction de l’espèce, du terroir, du climat, …
      Attention, les indices qui vous indiquez ne sont pas des indices de saponification mais les quantités de soude.
      L’indice de saponification est la quantité de potasse en milligrammes nécessaire pour saponifier 1 gramme de corps gras.
      Dans le cas du coco, il peut varier entre 248 et 265.
      Pour passer de l’indice de saponification à la quantité de soude, il faut multiplier par 40 et diviser par 56 puis diviser par 100 pour passer des milligrammes aux grammes, ce qui donne :
      248*40/56/1000=0,177
      265*40/56/1000=0,189
      Nous utilisons des indices moyens. Dans le cas du coco, nous utilisons 257.
      Je vous envoie notre calculateur par mail.
      Laurent

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