Archives

Rapport stratégique Cosmed-SVP

Le 2ème Rapport stratégique Cosmed-SVP du 4èmetrimestre 2020 est disponible ! Ce rapport d’intelligence économique et d’informations stratégiques est un outil de décision permettant aux professionnels d’anticiper et de s’adapter dans un monde en mutation. Cette revue des informations est organisée autour de 4 axes stratégiques :
• Les tendances
• Les chiffres du marché de la cosmétique
• L’innovation et les stratégies des acteurs du marché de la cosmétique
• Les perspectives du marché
Téléchargez le rapport sur le site www.cosmed.fr

Et que voit-on dans les chiffres clés ?
+ 31,3 % pour les savons sur 1 an (août 19 – août 20)
Bon, oui, il y a l’effet covid bien sûr, mais moi qui ai vu le savon baisser chaque année de 1995 à 2005, puis stagner à un niveau bas, puis progresser timidement, cela fait du bien !!!
Et surtout, nous grignotons sur la même période une part significative aux gels douche (-2%) :-))

Produits d'hygiène - Interdiction d'élimination des invendus et obligations règlementaires

Dans le cadre de la la loi relative à l’Anti-Gaspillage et à l’Économie Circulaire, un décret encadrant le réemploi solidaire vient d’être publié :

Décret n° 2020-1724 du 28 décembre 2020 relatif à l’interdiction d’élimination des invendus non alimentaires et à diverses dispositions de lutte contre le gaspillage

Vous êtes concernés si vous êtes « producteurs, importateurs et distributeurs de produits manufacturés, que ces produits soient destinés aux ménages ou aux professionnels, les opérateurs professionnels du réemploi et les associations de charité…».

On entend par « invendus » :  « des produits qui n’ont pas pu être vendus dans les circuits traditionnels de vente, des soldes ou des ventes privées ».

En cosmétique, les catégories d’invendus relevant de ce décret sont principalement :

« 1° Les produits d’hygiène, y compris les produits de beauté, suivants, à l’exception des produits relevant du règlement (UE) n° 2017/745 du 5 avril 2017 soumis à prescription médicale :

a) Les produits de soins et de nettoyage de la peau, des cheveux et du cuir chevelu, les teintures capillaires, les produits de coiffage ;
b) Les produits de soin et de démaquillage destinés au contour des yeux, les produits de démaquillage ;
c) Les produits dépilatoires, pour le rasage, de décoloration des poils ;
d) Les produits destinés à corriger les odeurs corporelles : déodorants ou antiperspirants ;
e) Les produits destinés à être appliqués sur les lèvres ;
f) Les produits solaires ;
g) Les produits d’hygiène dentaire et buccale ;
h) Les produits d’hygiène intime externe ;
i) Les savons…..»

Ces invendus « doivent faire l’objet d’un réemploi préférentiellement grâce au don », et devront faire l’objet d’une convention de don.

Cette convention de don doit respecter certains points comme :

  • tri et contrôles réglementaires à la charge du donateur,
  • possibilité de refus par le bénéficiaire du don pour tout ou partie (notamment s’il est limité par ses conditions de transport, de stockage, de redistribution, ou si les produits ne lui paraissent pas fonctionnels ou conformes aux exigences réglementaires en matière d’hygiène),
  • mention du délai convenant à l’enlèvement des produits par le bénéficiaire,
  • traçabilité des produits invendus,
  • conditions de transfert de propriété des produits.

Ce décret est applicable au 1er janvier 2022 pour les produits finis listés ci-dessus.

Quelques exceptions prévues à l’obligation de réemploi (article L.541-15-8 du code de l’environnement) :

« Les produits d’hygiène et de puériculture, dont la liste est fixée par décret, demeurés invendus doivent nécessairement être réemployés, sauf pour les produits dont la date de durabilité minimale est inférieure à trois mois et à l’exception des cas où aucune possibilité de réemploi n’est possible après une prise de contact avec les associations et structures mentionnées au premier alinéa du présent I ».

C’est à dire « des associations de lutte contre la précarité et des structures de l’économie sociale et solidaire bénéficiant de l’agrément  ” entreprise solidaire d’utilité sociale ” tel que défini à l’article L. 3332-17-1 du code du travail ».

« Références : le code de l’environnement, modifié par le décret peut être consulté, dans sa version issue de cette modification, sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr).»

NB :cet article a été rédigé par une personne qui ne souhaite pas apparaître mais que je remercie chaleureusement et qui se reconnaîtra.

Contrôle du pH des savons à froid en fin de cure

Voici la méthode à respecter pour libérer les lots en fin de cure.
Râper 2 à 3g de savon dans 50ml d’eau.
Mélanger 30 secondes afin de dissoudre suffisamment de savon.
Prendre le pH immédiatement sans attendre plus d’une minute même si tout le savon n’est pas dissout.

Voici maintenant quelques explications :

Pourquoi cette imprécision : « 2 à 3g de savon dans 50ml d’eau » ?
Parce que cette méthode permet de dissoudre rapidement 1% de savon.
Parce qu’1% de savon dissout est suffisant.
Parce que le pH ne varie pas en fonction de la quantité dissoute.

Pourquoi effectuer la mesure très rapidement sans attendre ?
Parce que lors de la dilution, vous libérez du savon, du gras (le surgras) et éventuellement un petit peu de soude (ce que nous cherchons à mesurer).
Si vous agitez longtemps et attendez 30mn (méthode que j’ai pu voir sur Internet), vous terminez la réaction chimique dans l’échantillon en faisant réagir l’éventuelle soude résiduelle avec le gras libéré.
Vous mesurez donc un pH différent (forcément bon) du pH réel de votre savon.

Voilà ce qui peut expliquer que certaines personnes affirment que le pH de leur savon est bon après 1 semaine ou 2 !
Il faut savoir que la méthode (1% / 30mn) n’a pas été faite pour le savon à froid. Elle a été faite pour les savons relargués, sans surgras dans lequel l’alcalinité libre (ou soude résiduelle) sera toujours présente au bout des 30mn.

Enfin, je vous rappelle :
– que le pH doit être mesuré avec un pH-mètre bien entretenu, régulièrement étalonné, étalonnage à 7 et à 10 s’il peut être étalonné en deux points.
– que le pH-mètre idéal dispose d’une électrode pouvant être maintenue dans une solution de conservation.
– que même si le pH-mètre est ATC, il faut mieux ne pas trop s’éloigner des 20°C lors de la mesure (par exemple entre 15 et 25°C).

Bonnes mesures !

Allégations environnementales

L’ARPP1 et l’ADEME2 viennent de présenter leur bilan d’application de la recommandation « Développement Durable » . Les publicités examinées ont été celles diffusées de juin à novembre 2019, sur les supports papier ou numérique (y compris Facebook, Youtube).

Je vais centrer mon post sur le vocabulaire choisi par les annonceurs, mais les signes, labels, logos, symboles.. sont soumis aux mêmes règles déontologiques.

Tous secteurs concernés, la critique la plus fréquente – en cas de non conformité, est l’emploi de termes trop vagues, globaux, et souvent infondés ou excessifs, quant au bienfait réel du produit en matière de développement durable, ou des engagements de l’annonceur en faveur de l’environnement. 

Par exemple :

« bon pour la planète », « écologique », « responsable », « responsable et durable », « non toxique », « impact positif »

Au niveau du secteur hygiène-beauté, les manquements3 suivants ont été relevés :

« non toxique pour l’écosystème marin »

« sont en plus respectueux des océans »

« une beauté responsable »

« pour protéger la planète »

« sain pour mon cuir chevelu mes cheveux et ma planète »  

Au passage, rappelons que l’emploi du terme « sain pour mon cuir chevelu, mes cheveux » est totalement abusif, puisque tout produit cosmétique mis sur le marché , se doit d’être « sain » selon le Règlement 1223/2009.

L’autre constatation est le manque de justification des allégations, et d’explications énoncées clairement.

Dans l’idéal, les allégations doivent respecter les conditions suivantes  :

  1. tenir compte non seulement des propriétés du produit fini, mais de son cycle de vie
  2. prendre en compte les actions de l’entreprise (et les préciser si nécessaire) au niveau de l’impact environnemental et au niveau des actions sociales, sociétales, économiques (RSE).

Les deux précédents critères doivent être bien explicités et probants pour pouvoir être revendiqués :

L’annonceur doit « être en mesure de justifier les arguments ayant trait au développement durable au moyen d’éléments objectifs, fiables, véridiques et vérifiables au moment de la publicité. » Véracité des actions – Points 2.2, et 2.3  . Recommandation « Développement durable » ARPP V3


Toutefois , « lorsque l’argument écologique n’est pas au cœur de l’argumentation publicitaire », ou que « l’allégation n’est pas infondée mais l’information donnée est insuffisante ou insatisfaisante » ; la Recommandation « Développement durable » V3 mentionne au point 7.3  :

« Dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (ex. : écologique, vert, éthique, responsable, préserver, équitable, durable, …), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que “contribue à”. »

Attention « Lorsque les termes et expressions utilisés font l’objet d’une définition fixée par une norme, ils doivent être employés dans un sens qui correspond à cette définition. » Vocabulaire  – Points 7.2 . Recommandation « Développement durable » ARPP V3

En conclusion, sur le plan vocabulaire, les rédacteurs du bilan tiennent à préciser que, même si les produits, et les pratiques de l’entreprise au niveau RSE, ont certaines qualités écologiques et environnementales indéniables, il sera toujours préférable de les nuancer, afin de garder une réelle proportionnalité et de rester objectif quant à leurs actions positives sur la planète.

« Ainsi, des annonceurs pour lesquels le produit a réellement des qualités environnementales, un impact moindre sur l’environnement – [et ce, vérifiable et quantifiable] et/ou encore une certification d’un organisme tiers, les allégations qu’il utilise doivent tout de même rester nuancées avec des formulations du type “plus écoresponsable” et non simplement “écoresponsable” ou “plus écologique”, “plus responsable” et non “écologique” ou “responsable”.  ou “contribue à…” » p31 Bilan ARPP-ADEME

Pour le choix de vos allégations, vous pouvez vous référer à la dernière recommandation  « Développement durable » ARPP V3, en vigueur depuis le 1er août 2020.

Rappelons que ces recommandations éditées par l’ARPP sont régulièrement actualisées. Elles résultent d’une collaboration entre les marques, les associations de consommateurs, et les associations environnementales. Ainsi, elles prennent en compte les évolutions des consommations, et les attentes des éco-consommateurs.

Pour terminer, ces règles déontologiques n’ont pas vocation à supprimer l’utilisation des termes en faveur de la préservation de la planète, mais bien à les encadrer. 

« Il est, néanmoins, important de laisser la possibilité aux marques, connues ou moins connues, de communiquer sur leurs produits ou services – qui répondent à de nouveaux usages de consommation – leurs innovations, leurs engagements plus écologiques, même modestes, même imparfaits, sous réserve, notamment, de la loyauté de la communication dans l’expression écrite, visuelle ou sonore. » p3 Bilan ARPP-ADEME

1ARPP : Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité 

2ADEME : Agence de la transition écologique

3 « Les publicités constituent un “manquement” dès lors que le non respect des normes en vigueur (légales et déontologiques) est flagrant. » Bilan ARPP-ADEME



NB :cet article n’aurait pas pu être publié sans la collaboration précieuse avec une personne qui ne souhaite pas apparaître mais que je remercie chaleureusement et qui se reconnaîtra.

Vente de formules validées

Les secrets de Joëlle
Suite cessation d’activité pour départ en retraite, je vends mes formules cosmétiques
(Baume corps, baume à lèvres, crème de jour, gommage visage, masque visage, huile corps et visage, soin huile contour des yeux….) à un prix très intéressant. Toutes ces formules sont validées et enregistrées dans le portail européen. 
Contact : Joelle Comperat – 06 71 08 57 04

Obligations réglementaires liées à la mise sur le marché des produits cosmétiques

Bonjour,

Vous trouverez le détail de la réglementation européenne dans le règlement 1223/2009 (lien vers le pdf qui va se télécharger directement)
Voici en quelques mots les obligations réglementaires, vous devez :

  • Constituer et tenir à jour des dossiers d’information produits (DIP) comprenant notamment un rapport d’évaluation du risque pour la santé humaine. Voir contenu du DIP et article 11 du règlement.
  • Notifier les produits sur le portail européen CPNP. Voir manuel : manuel CPNP (lien vers le pdf qui va se télécharger directement)
  • Fabriquer conformément aux Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) selon la norme ISO 22716, que vous pouvez notamment acquérir avec un guide d’application à Cosmed
  • Avoir un étiquetage conforme à la réglementation (Article 19 du règlement)
  • Déclarer l’établissement à l’ANSM via un formulaire à remplir en ligne

Pour compléter ce post, vous trouverez aussi de nombreuses réponses à vos questions dans la FAQ de l’ANSM (lien vers le pdf qui va se télécharger directement).

Enfin, nous pouvons vous accompagner pour l’ensemble de ces démarches. Contactez-nous pour plus de renseignements : contact@adepro-consultant.fr

Parfums (=fragrance) : pourquoi est-il nécessaire de posséder les certificats FSE (ou RCE) ?

FSE : Fragrance Safety Evaluation
RCE : Règlement Cosmétique Européen

Ce post est un petit coup de gueule en réponse à tous les fournisseurs de parfums qui veulent vous faire croire que ce document n’est pas nécessaire et que votre évaluateur est là pour vous embêter.
Et aussi à destination de tous les évaluateurs qui ne savent pas que ce document existe.

Vous savez qu’il y a des règles européennes concernant les substances contenues dans les produits cosmétiques.
Et bien les parfums ne sont pas exemptés des ces règles.
Vous pensez que le certificat IFRA suffit ?
Et bien non, les autorités ne cessent de la rappeler car à l’heure actuelle, nous ne savons pas exactement si la 49ème version de l’IFRA va reprendre toutes les exigences européennes et la 48ème version date de juillet 2015.
Elle ne peut donc pas prendre en compte les dernières exigences européennes.

Comment alors prouver que vos parfums sont conformes à la réglementation européenne ?
En fournissant un certificat et c’est à cela que répond le FSE (ou RCE).

Pour un fabricant français ou européen de parfums, vous n’aurez bien sûr pas de difficultés à l’obtenir.

Si votre revendeur de parfum achète ses composition en dehors de l’Europe (ou en Angleterre par exemple), il est très fréquent que ce certificat ne soit pas présent, et pour cause, les fabricants ne doivent tout simplement pas connaître les règles européennes !

Acheter un parfum sans avoir la preuve qu’il est conforme à la réglementation européenne, c’est prendre un risque d’être dans l’illégalité.

En tant que responsable de la mise sur le marché, vous ne devez pas prendre ce risque et l’évaluateur est là pour vous y aider !

L'allégation "Naturel"

Face à la multiplication des allégations faisant référence au caractère «naturel» des produits cosmétiques, de plus en plus de pays tentent de préciser dans leur réglementation nationale la façon d’appréhender cette notion. Les Etats-Unis ont publié en novembre 2019 un projet de loi visant à définir les critères applicables aux produits cosmétiques portant une allégation « naturel ». Celui-ci exigerait par exemple au moins 70% d’ingrédients naturels (sans tenir compte de l’eau ). En France, selon l’ARPP, cette allégation peut être mentionnée uniquement si le produit est composé d’au moins à 95% d’ingrédients naturels. La norme ISO 16128 ne précise quant à elle pas de lignes directrices pour les allégations mais permet d’attribuer un pourcentage de naturalité à un produit.Face à la demande de plus en plus importante des consommateurs pour cette catégorie de produits cosmétiques, l’encadrement des allégations devrait devenir rapidement un enjeu pour les autorités.

Vente de produits cosmétiques en vrac et réglementation

Quelques rappels en préambule :

L’activité de conditionnement est une activité de fabrication. Dès lors, le magasin dans lequel est réalisé le conditionnement devient fabricant et donc automatiquement personne responsable. Il est donc le garant du respect de la réglementation, donc il doit se déclarer à l’ANSM, il est le garant du respect des BPF, doit posséder un DIP, notifier les produits et mettre son nom sur l’étiquette. Il peut comme toute personne responsable mandater quelqu’un pour être responsable à sa place (le producteur du produit vrac par exemple, c’est-à-dire vous). Dans ce cas, c’est vous qui devenez responsable du respect des BPF dans le magasin mais il doit tout de même se déclarer à l’ANSM. Côté emballages, ils doivent être validés dans le dossier comme pour tous les produits cosmétiques, ce qui, à mon sens ne permet pas au consommateur de fournir son propre emballage. Si le consommateur ramène un emballage, il faut le nettoyer efficacement (c’est du bon sens). C’est donc une affaire de BPF et pour rappel, c’est la personne responsable qui garantit que les BPF sont bien respectées.

Donc les questions à se poser dans le cas de la vente en vrac sont :

– Qui est la responsable de la mise sur le marché ?​

– Qui est le garant du respect des BPF lors du conditionnement ? (Attention, il y a un piège mais la réponse est indiqué ci-dessus !)

– Est-ce que quelqu’un s’assure dans le magasin que les éléments des emballages utilisés sont décrits, validés dans le rapport de sécurité et sont correctement lavés, séchés et stockés ?

– Est-ce que la zone de conditionnement dans le magasin est conforme aux BPF ?

Pour moi, en l’état actuel de la réglementation, le respect des BPF est envisageable mais contraignant. En tout cas, c’est aux magasins de prendre leur responsabilités, pas à vous (à mon avis).
Côté évaluateurs de la sécurité, cela ne change rien. La personne responsable nous garantit le respect des BPF et nous fait valider les emballages qui seront utilisés.

Durabilité ? PAO ? Les obligations d'étiquetage

La stabilité d’une formulation cosmétique peut-être perturbée au cours de la fabrication du produit fini ou de son utilisation par le consommateur. On observe alors des modifications des caractéristiques organoleptiques (odeur, couleur…), des modifications physico-chimiques (déphasage, variation du pH, variation de la viscosité…), des développements  microbiens (bactérie, champignon, levure). Afin d’assurer la sécurité du produit fini (PF) pour le consommateur, et le maintien de l’efficacité de la formule, il est nécessaire de déterminer une date limite d’utilisation, et de la communiquer au consommateur. Le fabricant devra analyser les risques de dégradations chimiques (liées, par exemple, à des conditions ambiantes défavorables ou un impact négatif du contenant), et les risques microbiologiques en prenant en compte certaines caractéristiques de la formule comme des matières premières sensibles ou résistantes à la contamination, l’eau libre disponible favorisant la croissance bactérienne, le pH, le type de conditionnement… En première étape, la recherche de l’analyse de risque microbiologique se fera selon la norme ISO 29621 (Lignes directrices pour l’appréciation du risque et l’identification de produits à faible risque microbiologique). Ensuite et si besoin, des tests de stabilité de tous les paramètres seront effectués; vieillissement de la formule en accéléré ou en temps réel, avec recherche de pathogènes… A ne pas confondre avec le challenge test (ISO 11930 ou autre méthode) qui mesure l’efficacité du système de  conservation. Pour juguler au mieux les risques, on travaille selon plusieurs guidelines (Cosmetics Europe, SCCS..), normes ou autres lignes directrices selon la formule du PF. Les protocoles et les conclusions justifiant la détermination de la date limite d’utilisation doivent être versés au dossier DIP. Si le PF a fait la preuve de sa stabilité physico-chimique et microbio  pour une durabilité minimale  > 30 mois, on indiquera la date d’utilisation maximale après ouverture (PAO) pendant laquelle le PF est considéré comme encore sûr. Sinon, on déterminera la Durabilité minimum avant Ouverture . Voici les obligations à indiquer sur le récipient et l’emballage : durabilite_min_utilisation Il existe plusieurs méthodes de détermination de la PAO (théorique et pratique). En général, le calcul théorique de la PAO va dépendre de : • la résistance intrinsèque de la formulation à une contamination microbienne, • l’interface produit/environnement lié à l’utilisation (type de conditionnement), • la durée d’utilisation prévisible (adéquation du rapport Volume/Dose/fréquence), • la zone d’application, • la population cible.  (données ANSM) La règlementation 1223/2009 précise « L’indication de la date de durabilité minimale n’est pas obligatoire pour les produits cosmétiques dont la durabilité minimale excède trente mois », la mention obligatoire sera alors la PAO. Certaines marques décident d’indiquer à la fois la PAO et la mention « à utiliser de préférence avant fin ». Cela peut être une mesure de précaution pour des produits sensibles.